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Virginie Bailleux
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Avec cette Coupe du Monde, on en oublierait presque le tennis. Et pourtant une finale de Grand Chelem s’est jouée, dimanche. Face à un Berdych pas assez incisif, Rafael Nadal a brillé en seulement 3 petits sets 6-3, 7-5, 6-4 et s’est offert un deuxième titre à Wimbledon.

« LE ROI EST MORT ! VIVE LE ROI ! » Ce journaliste de Canal + n’a pas tord et ce nouveau roi impressionne d’une manière bien différente. Un jeu qu’on pourrait qualifier de moins «classe» mais plus puissant que son prédécesseur, un mental d’acier et un grand cœur, Rafael Nadal est, à 24 ans, bien installé dans son règne et, dimanche,il a une nouvelle fois démontré qu’il était désormais seul sur le trône.
Après une année 2009 galère où les blessures et les problèmes personnels se sont enchaînés, Nadal est désormais l’homme en forme du tennis et a tout simplement survolé Wimbledon. Tout comme à Roland Garros, les plus mesquins lui reprocheront le manque d’efficacité de ses adversaires en finale mais rappelons tout de même que Berdych a réalisé un tournoi exceptionnel. Après s’être offert Federer (6-4 3-6 6-1 6-4) en quarts de finale, c’est Djokovic qui s’est incliné face au Tchèque en demi (6-3 7-6 6-3), avant que ce dernier ne se heurte à la machine Nadal. En 2 petites heures et 13 minutes, le numéro 1 mondial a dominé Tomas Berdych malgré une petite frayeur puisqu’il sauve d’entrée de jeu 3 balles de break. Au 7ème jeu, il lance sa machine et plus rien ne va l’arrêter. A 5-4 dans le 3ème set, le Majorquin conclut face à un Berdych incapable de faire face à son adversaire. Nadal ne lui laisse rien passer, le bouscule sans cesse et ses accélérations laissent le Tchèque sans voix. « Il a été vraiment très fort. Ce qui a fait la différence, c'est que quand il a eu une ouverture, il l'a saisie. Il joue de manière plus agressive sur gazon et ça le rend très dangereux. Il a très peu de points faibles, il ne faut pas s'attendre à ce qu'il vous donne quoique ce soit. » L’Espagnol a fait taire ceux qu’il le décrivait comme un homme froid. Il a clairement joué avec son cœur aujourd’hui et a démontré qu’en plus d’un talent inné il avait muri, gagnant en humilité et montrant toujours un très grand respect pour ses adversaires.
Un début de règne avorté il y a un peu plus d’un an qui désormais peut évolué. Après avoir fait ses preuves sur terre battue, confirmé son talent sur herbe, Nadal doit désormais démontré ses capacités sur dur avec notamment l’US Open qui arrive fin août. Si le Majorquin se montre aussi doué sur cette surface, on ne doute pas que d’ici quelques années les records de Federer pourront rentrer au placard.
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