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Jeoffrey Voltzenlogel
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Bras de fer, histoires d’amour qui finissent mal, règlement de comptes : la mode est au clash entre clubs et joueurs. Sports INTALK a pensé à tous ces joueurs pour qui il est insupportable de rester dans un club. 
Leçon n°1 : La Payet Comment refuser les sirènes du PSG ? Titulaire indiscutable à Saint-Etienne, meilleur buteur du club (d’août à octobre, en tous les cas), fraîchement sélectionné par Laurent Blanc en équipe de France, Dimitri Payet a fait son choix, en janvier dernier : ça sera Paris ou rien. Sa technique est culottée, certes, mais audacieuse : rallier la ville de son ex-futur (ou futur-ex) club avant une éventuelle officialisation du transfert. C’est ainsi que l’ancien nantais a été aperçu Gare de Lyon, à Paris, le dernier jour du mercato. L’objectif : mettre la pression sur les dirigeants des deux équipes, prouver son envie de changer d’air et voyager pas cher à Paris, la capitale de la Gaule pour les joueurs de football professionnels. Attention néanmoins à ne pas tenter cette technique pour un transfert à Auxerre ou Sochaux… Fiabilité : 8/20. Au final, Payet est resté à Saint-Etienne, a reçu des menaces de mort et a perdu beaucoup de crédibilité aux yeux des supporters stéphanois.
Leçon n°2 : La Rami L'épisode date de la saison dernière. L'histoire a, peut-être, été oubliée : mais Adil Rami est allé au clash avec le LOSC pour rejoindre Marseille : «Ils ne peuvent pas barrer un joueur qu'ils avaient acheté seulement 10.000 euros. C'est malhonnête de la part du président. Onze millions d'euros, ce n'est quand même pas rien, surtout pour un défenseur ! (…) Désormais, tout le monde sait que je veux aller à Marseille et que je suis en discussions avec M. Deschamps. S'il le faut, je resterai même six mois en CFA en attendant qu'ils me laissent partir. Dans ma tête c'est clair, je ne veux plus jouer pour Lille.» Donc, proposer ses services à l'équipe réserve de son club, sans baisser son salaire, naturellement. Fiabilité : 10/20. Rami est resté à Lille, a gagné une place de titulaire en équipe de France, et a signé au FC Valence pour la saison prochaine. Comme quoi...
Leçon n°3 : La Ginestet Comment ça, vous ne connaissez pas Philippe Ginestet ? Portrait : président du Racing Club de Strasbourg de 2004 à 2010 : trois descentes, dont une en National. Recrutements de Jean-Pierre Papin et de Jean-Marc Furlan. Voilà qui devrait suffir. La méthode de l'ancien boss alsacien est celle de l'arroseur arrosé : recruter, sous la pression du comité, un entraîneur qu'on déteste (Gilbert Gress) et demander aux joueurs cadres de démonter ce dernier dans la presse. En une dizaine de jours, plusieurs joueurs se sont succédés pour tailler (assez justement) le coach. Fiabilité : 17/20. Résultat des courses : tout le monde est parti. Gress a démissionné, Ginestet a vendu le club pour des broutilles à des investisseurs inconnus. Et le club est mort.
Leçon n°4 : La Ribéry Nous sommes au crépuscule de la coupe du Monde 2006, marquée par la belle prestation du jeune et frais Franck Ribéry. Bien loin des "Wesh la famille, ma gueule" de 2010... Il a encore beaucoup de crédit, sort d'une saison remarquable, et veut partir à Lyon. Comment ? En le disant haut et fort dans les médias. Interviews à la télé, dans la presse nationale : «Mon souhait est de quitter Marseille. J'ai envie de gagner d´autres choses, de jouer la Ligue des champions. Pour moi c´est important.» A chaque fois que l'ancien messin a quitté un club, il est allé au clash. de Metz à Galatasaray. De Galatasaray à Marseille. De Marseille à Munich. De Munich à presque Madrid. Au bras de fer, Ribéry semble décidemment bien armé : on l'appelle biceps d'or ! Fiabilité : 19/20. Ribéry n'a pas signé à Lyon mais au Bayern Munich pour 25 millions d'€. Une référence en la matière.
Leçon n°5 : La Sessegnon Remplaçant du PSG ou remplaçant à Sunderland ? Il n'y a pas débat : il y a, surtout, quelques milliers d'€ en plus en Angleterre. Comment s'y prendre, alors ? Jouer les victimes en s'appuyant sur des supposées insultes de son entraîneur, et sécher les entraînements. Le Béninois a souvent déclaré ne plus pouvoir jouer sous les ordres de Kombouaré. A côté, il s'est entretenu physiquement, et revenu à l'entraînement sur les conseils des dirigeants de son futur club. En gros, la méthode Sessegon : une pointe de subtilité, un brin de provocation, le tout saupoudré de déclarations retentissantes dans L'Equipe, partenaire officiel des taupes du PSG (hein Rothen ?) Fiabilité : 15/20. Bon coup de Sessegnon. Il a obtenu gain de cause, s'est entretenu à l'INSEP, et gagne deux fois plus d'argent à Sunderland.
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